La
danse Orientale
Prière
ou incarnation du pêché, d’abord sacralisé,
ensuite bannie, toujours acclamée, la Danse Orientale
égyptienne n’a jamais cessé de nous fasciner.
Plus
connue sous le nom inapproprié, mais imagé,
de « Danse du Ventre », elle est riche de 5000
ans d’histoire.
On oublie
parfois qu’elle est un art ancestral à part entière,
né sur les rives du Nil sacré à l’époque
des pharaons et dansé à ses origines dans les
temples de la « Vache Hathor », déesse
de l’amour et des arts.
Jusqu’au
XIX siècle, les Almées, les « Femmes Savantes
», poétesses, musiciennes et danseuses, perpétré
cette image cultivée de la danse, se produisent pour
un public féminin ou dansent derrière un paravent.
Mais
la sensualité de cette expression artistique, depuis
la nuit des temps a donné vie à l’autre
forme, la séculaire, tantôt parfois manifestation
de joie et de fête, tantôt parfois vulgarité
gratuite.
C’est
ainsi que les « Gawazi », les danseuses des rues,
au fil du temps ont remplacé les Almées.